
N’étant plus en
sécurité dans mes galeries creusées sous le
terrain de foot de Saint Palais, pourchassée par des amis qui
me veulent du mal, j’ai décidé cette saison de ne
plus fréquenter les footeux du cru. Puisque certains n’aime
pas l’humour au troisième degré, je prend un
virage au quatre vingt dixième. Avec certaines de mes amies
étrangères, nous avons créé
l’H.U.I.T.R.E. (Honorable Union des Taupes Reporters Engagées).
Ainsi, je snobe sans regrets les footeux saint palaisiens pour
embrasser un destin international. Je reviendrais tout au long de la
saison vous livrer mes impressions et commentaires sur la grande et
la petite actualité du football mondial. Car le sujet est
riche aux quatre coins de la planéte. Mon billet d’humeur
sera tantôt drôle (enfin si possible), tantôt
philosophique ou bien sarcastique, selon les circonstances.
Il
y aune mode qui tend à se répandre dans le football
professionnel en France, mais également à l’étranger
: prenez un joueur très bien payé (environ 40 fois le
SMIC chaque mois), qui a réussi à signer un contrat de
longue durée avec un club dont il assure le jour de la
signature du dit contrat, qu’il réalise un rêve de
jeunesse en portant son maillot. Le dit maillot qu’il embrasse
à chaque fois qu’il marque un but (dans certains cas,
pas souvent). Et puis, moins d’un an plus tard, le même
joueur fait des déclarations tapageuses en assurant qu’un
autre club lui propose un contrat qui est une chance qui ne se refuse
pas dans une carrière. A l’entendre, c’est
uniquement le challenge sportif qui l’intéresse. De quoi
donner des regrets au président du club qui veut l’attirer
chez lui en lui offrant une rémunération multipliée
par trois, quand il se rend compte que le joueur serait tout de même
venu si il lui avait juste offert une écharpe aux couleurs du
club et une place en tribune pour son cousin…. !!! . Mieux
vaut en rire. Et si le club à qui ce joueur doit encore trois
années de contrat s’oppose à son départ,
ce dernier passe la vitesse supérieure. Il refuse de
s’entraîner et même parfois menace de marquer
contre son camp, si le club ne laisse pas partir. En tout cas, ces
attitudes qui tendent à se multiplier ne font pas honneur au
football, et surtout aux joueurs trop gâtés qui semblent
déconnectés de la réalité de notre
société. Et on peut même adresser un énorme
carton rouge et faire part de notre mépris à certains
de ces joueurs qui osent se comparer à des esclaves !! . Il
est décevant de se rendre compte que toutes les valeurs
morales enseignées par les éducateurs dans nos petits
clubs volent en éclat dés que l’argent fait son
entrée dans le football.
Mais si on aborde le football
sous l’aspect financier, les présidents de club ne sont
pas en reste. On nous a annoncé à la fin du printemps
la dissolution de FAP (Football Avenir Professionnel). Cette entité
était censée d’après ses fondateurs
regrouper les grands clubs hexagonaux. Mais savez-vous quels sont les
clubs qui le composaient ? . Passe encore pour Lyon et Bordeaux qui
ont un palmarès récent respectable. Mais Lille vient
d’être lâché par son entraîneur
emblématique qui a bout de patience a compris que le LOSC
n’était pas prés de devenir un grand club. Mais
où cela est franchement risible, c’est de découvrir
les 4 clubs qui complétaient le FAP : Monaco, Toulouse et le
PSG qui ont échappé par miracle à la ligue 2,
plus Lens qui lui n’a pas réussi à éviter
le grand plongeon. Il ne manquait plus que le Guingamp de Le Graët
et l’ UJA Paris de Moulin (ancien candidat à la
présidence du PSG) pour compléter le tableau des
présidents mégalos. Vraiment de quoi se taper sur le
ventre. Déjà en 2000, le G14 s’était créé
en regroupant les soi-disant 14 grands clubs européens. Et
dans ce mouvement, on retrouvait déjà le PSG et Monaco
qui ne manquaient vraiment pas d’air de se croire les égaux
du Réal Madrid, Milan AC, FC Barcelone, Bayern Munich,
Manchester United, … C’est sans doute pour cela que les
clubs français trustent les succès en coupe d’Europe
depuis tant d’années !!!
Au niveau régional,
certains clubs ne sont pas en reste. Rien que dans le pays royannais,
on voit des clubs de 2ème division proposer 500 € par
mois à des joueurs de niveau départemental, et d’autres
de niveau régional posséder une masse salariale qui
ferait trembler plus d’un trésorier de CFA….
Je
terminerais par un sujet qui me fait bien rire. David Trézeguet
a solennellement décidé de mettre un terme à sa
carrière internationale. Il doit être le seul à
ne pas s’être rendu compte que c’était fait
depuis un bon moment, et pas par sa volonté, mais à
cause des limites qu’il affichait au niveau international. Sans
doute a-t-il voulu rappeler qu’il existait. C’est la
méthode utilisée par son agent, qui depuis 4 ans
annonce à chaque inter-saison que son poulain fait l’objet
d’une cour assidue de la part des plus grands clubs européens.
Non, je ne parle pas du PSG ou de Monaco (voir plus haut).
Finalement, Trézeguet est toujours resté à la
Juventus, car aucun club européen de haut niveau n’a été
persuadé qu’il était capable de réussir
ailleurs que dans son club. Donc, l’ami David nous a fait une
sortie qui sonne aussi creux que ses prestations sous le maillot bleu
depuis 3 ans. Alors, si c’est juste histoire de faire parler de
soi, on peut s’attendre à l’annonce de l’arrêt
de leur carrière internationale de la part de Just Fontaine,
de Jean-luc Etori et de Franck Lebœuf.
LA
TAUPE
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